Dans le village de Kola, en Guinée Conakry, on disait de lui qu'il avait la force du Toro.
Chaque matin, Mody Boubacar Toura portait son petit frère Mamadou sur son dos. Des kilomètres à pied, la terre rouge sous les pieds, le soleil qui tape. Pour que Mamadou arrive à l'école.
Il n'existe aucune photo de cet homme. Mais l'oranger qu'il a planté est encore debout à Kola aujourd'hui.
Des décennies plus tard, il y a 147 enfants dans ce même village qui méritent quelqu'un pour les porter. Ils ont une école. Elle n'est pas terminée. Ils ont des enseignants. Ils ne sont pas assez payés. Ils ont des crayons. Certains sont cassés.
Toura a semé. Il nous reste à arroser.
Semer là où les graines ne se rendent pas.
147 enfants. Trois enseignants. Des classes inachevées. La seule école du village attend d'être complétée.
Des femmes qui ont tout arrêté pour garder des enfants orphelins. Sans rémunération. Avec une foi extraordinaire dans l'enfance.
Bruno Abile Kogbé avait fondé l'ONG ITODJU à Parakou pour apporter des livres aux enfants des villages reculés. Il est parti en 2021, avant de voir son rêve se réaliser. Ce tricycle peut encore rouler.
Terrain, distance, art ou finance — il y a une graine pour chaque profil.
Depuis 2018, Mariana Baldé voyage sur ces trois terres. Rejoignez les premières personnes à semer.
Laissez votre nom. Nous vous écrivons quand les prochaines étapes sont prêtes.
Merci de rejoindre Toura. Nous vous écrirons directement avec les premières nouvelles du terrain.
Toura est fondé par Mariana Baldé, griotte et conteuse basée à Montréal. Mody Boubacar Toura était son grand-père — un homme dont il n'existe aucune photo, mais dont l'histoire a traversé les générations. Depuis 2018, son travail artistique l'amène à voyager en Guinée, au Sénégal et au Bénin, où elle a noué des liens durables avec ces communautés.